Ma maman en robe kabyle à Lyon

Ma maman en robe kabyle à Lyon
Nos femmes kabyles bleuirent leurs yeux pour pleurer avec coquetterie le retour de l'immigré (en france ou ailleurs) , elles buvaient du miel le lendemain matin pour faciliter les modulations chaudes et carnaserières de leurs voix.
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# Posté le mardi 18 août 2009 06:14

Modifié le dimanche 13 décembre 2009 10:40

Ma maman en robe kabyle à Lyon

Ma maman en robe kabyle à Lyon










Pourquoi mettre le voile alors que notre robe est très belle ?

# Posté le mardi 18 août 2009 06:10

Quel avenir pour les Universités algériennes?

Conditions de travail déplorables, amphithéâtres pas aux normes et surchargés, salles d'étude vétustes... Les cités universitaires algériennes sont en proie à de grandes difficultés et souffrent d'un mal profond.



Explications.


L'Université se doit d'être un lieu d'excellence pédagogique, dont l'objectif est de développer le potentiel des étudiants afin de leur permettre de devenir des professionnels compétents, efficaces et opérationnels.

Mais en Algérie, l'organisation de l'enseignement supérieur est loin d'être une fierté nationale actuellement. En effet, l'Université est sujette à de grandes difficultés qui freinent le rayonnement des facultés algériennes qui peinent à avoir ou conserver les meilleurs étudiants.

Le diagnostic est peu glorieux. En 2007, plus de 500 professeurs universitaires algériens ont quitté leur pays durant les deux dernières années. La principale cause: des conditions de travail défavorables.

Par ailleurs, l'Algérie occupe également une mauvaise place dans le classement de Shanghai, une référence dans le classement des 4000 meilleures universités à travers le monde. Aucune Université algérienne n'y figure.

De quoi laisser perplexe sur l'avenir peu brillant qui s'annonce pour les futurs étudiants algériens, travailleurs de demain. Effectivement, comment encourager et motiver l'apprentissage de ces jeunes, comment promouvoir cette expertise si les professeurs « désertent » progressivement les facultés, si la qualité de l'enseignement proposé est remis en question, si les amphithéâtres sont surchargés etc...?


Améliorer les conditions de travail

Cela passe d'abord évidemment par une amélioration considérable des conditions de travail dans les universités, dont les étudiants souffrent réellement.

Animateur à Radio Pluriel en France et sur la chaîne de télévision «Brtv », Mohand AMALOUL livre un constat alarmant.

« J'ai visité toutes les cités universitaires des filles en Kabylie » rappelle l'animateur. « Et les conditions de travail des étudiantes ne sont vraiment pas bonnes. Les salles de TD sont exiguës, l'Amphithéâtre n'est pas aux normes. La qualité des cours laisse à désirer ».

Des locaux vétustes qui sont également détériorés par le manque de civisme des étudiants.

Mohand AMALOUL précise: « Nous sommes en 2009 et des étudiantes mangent encore avec leurs doigts. Il n'y pas de cuillère car elles les laissent traîner n'importe où, y compris dans leurs chambres. Ces étudiantes dégradent encore plus les locaux. Bien qu'il y ait des agents de sécurité à l'entrée du campus, des voyous réussissent toujours à s'introduire. Cela devient dangereux. J'alerte l'actuel ministre de l'Éducation Nationale algérienne qui devrait organiser des visites inopinées dans ces campus afin de fermer ceux qui ne sont plus aux normes ou remédier plus rapidement à cette dégradation générale. Car il n'est plus acceptable de travailler dans de telles conditions».


Retrouver un système universitaire performant

L'Algérie dispose de 26 universités et de 67 établissements d'enseignement supérieur, qui ont accueilli en 2008 près de 1 million d'étudiants algériens et 80 000 étudiants étrangers. Preuve que le pays possède un potentiel d'étudiants fort prometteur et intéressant.

Plusieurs chantiers, voire réformes, devront donc être engagés afin de permettre à l'Algérie de redorer son blason et de retrouver sa capacité d'offrir un système universitaire réellement performant à tous ses jeunes.




Mohand Amalloul

# Posté le vendredi 26 juin 2009 13:09

Modifié le lundi 29 juin 2009 05:20

«L'amateurisme ne favorise pas tamazight»

«Il faudrait mettre en place des équipes de professionnels, tant pour les journalistes et animateurs que pour les équipes techniques», précise l'animateur.

Mohand Amalloul a été le premier animateur de la chaîne de télévision Brtv. C'était en décembre 1999. Cet éternel jeune, plein de fougue et de volonté, avait bénéficié d'une expérience précieuse dans le domaine de l'animation acquise à Radio Plurielles de Lyon. Dans cette dernière, Mohand Amalloul anime l'émission «Patrimoine et tradition» depuis 20 ans.
Un record puisque même dans la Chaîne II de la Radio nationale, connue pour son professionnalisme et sa rigueur, aucun animateur n'a pu tenir aussi longtemps. La volonté de Mohand Amalloul a payé, puisqu'une dizaine d'années après le lancement de sa première émission de radio, la chaîne de télévision berbère était née. Cela lui a permis de mettre à profit ses dix ans d'entraînement hebdomadaire.
L'idée de lancer une émission à Radio Plurielles est venue un jour qu'il écoutait une émission sur la même chaîne. Il avait constaté que la part du lion avait été consacrée à la chanson. Or, pensait-il, beaucoup de choses pouvaient se faire en la matière: des interviews, des débats, etc. C'est ainsi qu'il avait pris son courage à deux mains et s'est rendu au siège de Radio Plurielles de Lyon où Patrice Berger, directeur de la chaîne le reçut avec amabilité. La proposition est retenue. Un concept d'émission est arrêté. L'émission d'une heure au départ passait tous les vendredis.
Le succès est rapidement acquis. La communauté kabyle de Lyon est vite emballée par cette émission. Des invités de marque sont passés par là à l'image du regretté réalisateur de l'un des premiers films kabyles, Azeddine Meddour, l'universitaire Hacène Hirèche ainsi qu'une pléiade de chanteurs de renommée. Comme à l'époque, Mohand Amalloul n'avait pas reçu de formation dans le domaine, un stage s'imposait. Il arrête l'émission pendant trois ans et se lance dans une école de formation. Il est pris en charge financièrement par Radio Plurielles.
Le retour sur l'antenne se fait plus fort puisque le volume horaire de son émission passe de une à quatre heures. L'émission est diffusée désormais tous les vendredis de 22h à 2h. «Je travaille avec des chroniqueurs. Ces derniers font des revues littéraires, des portraits de personnalités ainsi que des interviews», précise notre interlocuteur, rencontré à Tizi Ouzou. Après 20 ans de diffusion, Amalloul est satisfait car, dit-il, non sans fierté, en deux décennies, «nous avons grandi. Les Kabyles viennent en famille à notre émission. Ils s'identifient beaucoup à nos programmes. Notre émission est devenue un vrai repère identitaire culturel et politique. C'est une sorte de trait d'union». Le passage à Brtv s'est fait facilement. Mais avec le temps, le devoir de se montrer plus exigeant est, de plus en plus, pressant. Mohand Amalloul estime qu'ouvrir une antenne de la Brtv en Algérie est une obligation car les premiers concernés par cette chaîne sont les Algériens d'ici. Mais pour ce faire, il faudrait mettre en place des équipes de professionnels que ce soit pour les journalistes et animateurs mais aussi pour les équipes techniques.
C'est la seule manière d'éviter les erreurs du passé et d' aller vers une étape de professionnalisation. Mohand Amalloul est d'autant plus optimiste qu'il juge qu'il y a beaucoup de matière à traiter en Kabylie.
Les sujets abondent mais ce qui manque c'est de pouvoir bien les traiter.

Actuellement, avec trois chaînes concurrentes, l'espoir est permis de croire que des efforts seront fournis par chacune d'entre elles afin d'émettre les meilleurs programmes possibles.

Le temps est vite passé et aujourd'hui la chaîne de télévision Brtv, qui a le grand mérite d'avoir cassé un tabou et relevé un défi à l'époque, propose des programmes souvent jugés médiocres et ne répondant pas aux normes en matière d'audiovisuel. Si cette chaîne de télévision relativement bien regardée par les berbérophones est critiquée sévèrement, c'est parce que de grands espoirs ont été placés en elle. Mais, il s'avère qu'à la veille de la célébration du 10e anniversaire de son lancement, il est apparu qu'il n'y a point d'amélioration notable en matière de qualité des programmes. On relèvera tout de même qu'il a été procédé à l'élargissement du créneau horaire de diffusion. Mohand Amalloul, l'un des animateurs de cette chaîne ayant suivi plusieurs étapes du développement de Brtv, explique que cet état des lieux est, en grande majorité, dû au fait que Brtv emploie des personnes qui n'ont rien à voir avec l'audiovisuel ni avec le journalisme. L'absence de professionnels induit irrévocablement un manque de professionnalisme.
Selon Mohand Amalloul, les promoteurs de Berbère télévision sont motivés mais pour faire fonctionner une chaîne de télévision, les moyens sont indispensables. Or, il se trouve que dix ans après, la première chaîne de télévision en tamazight fonctionne encore grâce au bénévolat. En Kabylie, des caméramans amateurs se sont convertis, sans formation, en réalisateurs et commentateurs et confectionnent des «reportages» avec les moyens de bord. Souvent, ces animateurs improvisés font même payer des comités de villages ou des artistes en contrepartie du travail effectué. Une pratique qui est logiquement illégale mais du fait qu'il s'agit de défendre une cause que tout le monde qualifie du noble, tout ce qui se fait dans ce domaine est classé dans le chapitre du militantisme pour la cause amazighe. Ceci était valable avant mais avec le lancement de la chaîne berbère étatique à Alger, y a-t-il lieu de revoir les cartes. Berbère télévision peut-elle continuer à survivre en ayant tous les jour, que Dieu fait, recours au bricolage ou bien est-il indispensable de faire une halte pour redémarrer sur des bases solides? Or, la politique suivie jusque-là par cette chaîne risque d'accumuler des lacunes si elle ne l'a pas déjà fait. Mohand Amalloul, qui considère Brtv comme une partie de lui, estime qu'il est incontestable que beaucoup parmi ceux qui se considèrent comme animateurs et réalisateurs n'ont pas leur place dans l'audiovisuel. Il utilise des termes très sévères en abordant ce sujet car, pour lui, la responsabilité de l'échec de Brtv est en grande partie inhérente à ces «intrus». Un véritable dilemme car on ne peut absolument pas mettre tous ces animateurs et réalisateurs amateurs dans le même panier. Il se trouve sans doute parmi eux, ceux qui sont sincères et qui ont la volonté de bien faire et d'apporter un plus. Mais, même dans ce cas là, il est impératif que ces bonnes volontés fournissent des efforts, en poursuivant par exemple des formations comme l'avait fait Mohand Amalloul et tant d'autres d'autant plus que dans leur majorité, ces animateurs novices sont jeunes. L'avenir de Brtv se joue certainement à ce niveau. Et au lieu d'élargir le créneau horaire de diffusion, il aurait été plus judicieux de tabler sur la qualité des programmes. Il faut dire que déjà, bien avant le lancement de la Chaîne IV en tamazight, Brtv avait été détrônée par Beur TV. Cette dernière s'est aussi investie dans la langue amazighe afin de conquérir le téléspectateur mais avec toujours le même handicap de la qualité des programmes. Actuellement, avec trois chaînes concurrentes, l'espoir est permis que des efforts seront fournis par chacune d'entre elles afin de livrer les meilleurs programmes possibles.

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# Posté le vendredi 19 juin 2009 13:24